Epiphanie
6 janvier 2010

il est bien temps de lancer des souhaits, des vœux et des rêves fous, à la tête de janvier tout neuf :
faisons nous une belle année, modelée comme on la souhaite au pli près, stylée, riche et généreuse, gracieuse, étonnante et surtout, gentillette de bout en bout !!
Je laisse les fenêtres ouvertes mais condamne la porte de la maison et m’en éloigne sur la pointe des pieds.
Je glisse FB sous le paillasson pour ceux qui ne voudraient pas perdre le fil. Je ne reviendrai plus ici mais plutôt ailleurs, par ici bien évidemment, le jeudi de chaque semaine. Et puis le stand reste en place, par là, il sera régulièrement renouvelé.
Bonne route, à tous ; grands mercis d’être passé.
10 remarques dignes d’intérêt
où il y a du soleil dans les yeux
17 décembre 2009

jamais ne cesse le courrier, et encore moins le jeudi, quand Gwen et moi postons nos lettres sur un fuseau commun.
La boîte est toujours pleine, et la porte jamais verrouillée…
3 remarques dignes d’intérêt
la poule
14 décembre 2009

Et puis il a disparu tout d’un coup, sans que l’on ait la fin de la décomposition sous les yeux, sans qu’il reste une plume, un os blanchi ou même le bec, du pigeon sur le toit d’en face, sans crier gare, un matin le toit était redevenu vierge et propre, et ce qui est un peu étrange, plus que d’imaginer qu’elle lise, qu’elle sache, la voisine d’en face, ce qu’on dit d’elle, ce qu’on écrit d’elle, que la page publiée venait de chez nous, -50m à vol d’oiseau-, plus que d’imaginer le moment qu’on avait visiblement manqué, l’incroyable acrobatie quand on a les yeux tournés, la rousse sur le toit, montée débarasser les tuiles du petit amas, plus étrange que de penser qu’il aura suffit d’en parler pour que l’oiseau disparaisse et s’envole après trois mois à fondre sous nos yeux, le plus étrange est l’autre volatile qu’il y a eu deux matins durant à la même place, un oiseau assez gros, immaculé, jamais vu, avec des pattes de poule, qui se tenait là, rigide, étrange et les plumes gonflées, avec son regard fixe, ses yeux braqués sur notre fenêtre de cuisine, et sur nous, eberlués derrière.
2 remarques dignes d’intérêt
où ça sent le moisi
10 décembre 2009

il y a un peu de laisser aller à la maison, une activité comme en suspens…mais le jeudi, la boîte aux lettres se charge de nouveaux courriers, et c’est par là que l’on peut décacheter la lettre de Gwen pour moi, et la mienne pour elle.
Pas de remarques dignes d’intérêt
où c’est juste
3 décembre 2009

il y a des jours où sans raison, tout va mieux que bien ; et les jours où c’est tout l’inverse. Et pour tous les jeudis où je lui écris, il y a toujours Gwen qui me lit. Et vice versa.
Juste une remarque digne d’intérêt
séance
30 novembre 2009

ça froisse, ça fait des plis, ça bouscule et ça serre, ça colle et ça réchauffe, ça soulage, ça détend, ça accélère le cœur, ça repose, ça encourage, ça fait plaisir, ça décoiffe, ça déplace, ça dérange, ça arrange, ça remet à l’endroit, ça sent bon le parfum, la peau, la crème, la laine, ça souligne les dos, les os, les peaux, les creux, les lobes, ça respire, ça inspire, ça décrasse, ça retape, ça réveille, ça oublie tout.
Pas de remarques dignes d’intérêt
où l’espace est grand
26 novembre 2009

le facteur passe et pousse les prospectus, les journaux gratuits indésirables, et fait une petite place aux indispensables. Le jeudi, dans ma boîte, la lettre hebdomadaire de Gwen. Et prête à décacheter aussi, tout à côté, la mienne, pour elle.










