la poule
14 décembre 2009

Et puis il a disparu tout d’un coup, sans que l’on ait la fin de la décomposition sous les yeux, sans qu’il reste une plume, un os blanchi ou même le bec, du pigeon sur le toit d’en face, sans crier gare, un matin le toit était redevenu vierge et propre, et ce qui est un peu étrange, plus que d’imaginer qu’elle lise, qu’elle sache, la voisine d’en face, ce qu’on dit d’elle, ce qu’on écrit d’elle, que la page publiée venait de chez nous, -50m à vol d’oiseau-, plus que d’imaginer le moment qu’on avait visiblement manqué, l’incroyable acrobatie quand on a les yeux tournés, la rousse sur le toit, montée débarasser les tuiles du petit amas, plus étrange que de penser qu’il aura suffit d’en parler pour que l’oiseau disparaisse et s’envole après trois mois à fondre sous nos yeux, le plus étrange est l’autre volatile qu’il y a eu deux matins durant à la même place, un oiseau assez gros, immaculé, jamais vu, avec des pattes de poule, qui se tenait là, rigide, étrange et les plumes gonflées, avec son regard fixe, ses yeux braqués sur notre fenêtre de cuisine, et sur nous, eberlués derrière.








décembre 14th, 2009 at 14:54
Ca fout la trouille ton truc!
décembre 16th, 2009 at 13:52
Ouais j’allais le dire. Ça fait flipper. Ca donne la chair de poule.